Pollution aux particules fines et odeurs industrielles Multisol

RETROUVEZ LE DÉTAIL DE NOS ANALYSES ET DE NOS PROPOSITIONS DANS CE DOCUMENT :

En cette nouvelle année 2021, plusieurs médias locaux ont fait état des nombreux signalements d’odeurs de « brûlé » et d’hydrocarbures faits par les habitants depuis vendredi 1er janvier 2021 en fin d’après-midi et jusqu’au samedi 2 janvier.

Nous considérons que cette communication sur les causes, à travers, par exemple la mention des papiers cadeaux, faisait des raccourcis caricaturaux et incompréhensibles ou bien peu acceptables pour les citoyens. Afin d’éviter ce genre d’épisode susceptible de jeter le discrédit sur l’action d’ATMO, il aurait été préférable de citer l’ensemble des causes potentielles, ou d’expliquer que le doute ne permet pas d’expliquer avec certitude les causes à court terme.  De plus, nous considérons qu’il était source de confusion de mélanger dans une même communication le dépassement du seuil en particules fines qui est habituel et les odeurs d’hydrocarbures qui sont ponctuelles. Il parait évident qu’existait un double phénomène d’émissions, les particules fines ne dégageant pas d’odeurs.

Nous agissons donc sur 3 axes :

            1- Nous nous associons à la demande des organisations syndicales d’une enquête transparente et de partage des informations notamment sur la nature chimique des rejets de Multisol auprès de la Préfecture de la Seine-Maritime.

            2- Nous faisons part à ATMO Normandie de nos critiques sur la communication du 02/01/2021 qui nous semble mal adaptée, trop incertaine et trop précoce. Notre association constate avec tristesse que cet épisode affaiblit encore pour une partie de la population (cf. l’activité sur les réseaux sociaux) une institution qui est un observatoire scientifique à son service. Nous souhaitons pouvoir instruire techniquement la pertinence et la potentialité d’un réseau de « nez » en convergence avec les élus de la Métropole.

            3- Nous demandons à la Métropole Rouen Normandie, en état d’Urgence Climatique depuis le 14 décembre 2020, la constitution rapide du comité de suivi citoyen qu’elle a annoncé et de le réunir au plus vite afin de traiter ces sujets, et partager les informations. Ceci permettra l’émergence d’une culture commune, d’une acculturation au risque industriel sur le territoire, élément pointé lors des analyses des suites de Lubrizol, et la mise en œuvre de solutions de protection de la santé des populations.